En raison de l’absence d’accord sur les moyens des organisations syndicales, nous sommes dans l’obligation de vous remettre cette communication en mains propres. Merci de la faire circuler auprès de vos collègues.
Si le SNECA/CGC ne s’associe pas à cet appel dans cette période de fermetures d’entreprises et de licenciements massifs, il n’en demeure pas moins qu’il entend jouer son rôle de vigilance et de défense des salariés auprès de la Direction.
De fait, notre clientèle et l’opinion publique ne comprendraient pas une telle démarche alors qu’à notre connaissance, les résultats et la pérennité de notre entreprise ne sont pas en jeu.
En effet, tout comme nos collègues de FO, nous vous avons déjà alertés à de nombreuses reprises (cf. questions DP du SNECA/CGC) sur la dégradation des conditions d’exercice de nos métiers, avec une pression permanente sur le management intermédiaire et les conseillers.
Peut-on encore parler de « Conseillers », quand le seul critère d’évaluation est le nombre de ventes réalisées ? On ne tient absolument plus compte de la dimension conseil et service de nos métiers, notamment en cette période de crise où la situation de nombreux clients se dégrade.
Que dire du rôle des managers ? « Si vous êtes en retard, c’est parce que vous ne pilotez pas bien vos collaborateurs !!! » -réunion des Chefs d’ Unité du 12 mai-. Mais est-ce que nos Cadres de Direction se posent la question de savoir si nos équipes sont suffisamment compétentes et expérimentées (renouvellement de près de 50% du personnel depuis 2000), et présentes à leur poste de travail (formations, congés maternité…) ?
Nous passons un message fort :
1. Oui, vos managers et leurs conseillers ont entendu vos messages d’efforts à produire compte-tenu du contexte de l’entreprise (besoin de compenser un manque de ressources, besoin de PNB pour compenser l’érosion des marges crédits)
2. Non, vous ne les écoutez pas sur leurs besoins (des équipes complètes, formées et des temps de respiration pour réorganiser après un temps fort)
Car Aujourd’hui, seul le résultat immédiat compte : un exemple CARTWIN En début d’année on nous dit de privilégier les nouveaux clients et les cartes à échéance… Problème, les ventes ne décollent pas (surtout que le produit est lancé avec près de 2 mois de retard) -> Réponse des Directions Commerciales : il faut atteindre 50 %, 60, 65 % de l’objectif à fin juin à tout prix… -> Conséquences : on « casse » les cartes en cours (seul 11 % des CARTWIN ont été réalisées sur des cartes échues et 4 % sur des nouveaux clients !!!)
Autre illustration de la « vente conseil » et du conseil « durable » : 100 M€ de TSR qui passent à 125 M€ par magie et maintenant, en pleine période estivale plus de 230 M€ !
IMPORTANT : Nous rappelons aux managers et conseillers leurs responsabilités vis-à-vis des clients, notamment en matière de placement. Même si la pression des montants et des durées de placement est forte, respectez scrupuleusement les règles édictées par la MIF (information sincère et complète du client sur l’adéquation entre le produit et ses objectifs de placement), afin que demain on ne vous reproche pas un défaut de conseil. Lisez attentivement les caractéristiques du produit (si vous les avez …) et faites de la vente conseil !
Le SNECA/CGC demande à la Direction de l’écoute et de revenir à des objectifs « réalisables » afin de redonner un sens au management et au conseil, dans le cadre d’une relation durable avec nos clients et l’ensemble du personnel de Nord de France.
Les élus et représentants SNECA/CGC




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